Teksten om mee te nemen

Sainte Cécile

Tout le monde sait bien qu’en musique, il est important d’être bien accordé. Les cordes d’un piano ou d’un violon, les tuyaux d’un orgue, les peaux des timbales ; chaque instrument requiert un réglage délicat et exposé à tout instant à devoir être revu. Même la voix humaine suppose un échauffement qui lui fait trouver le meilleur son. Tous ces réglages supposent une oreille très fine et une écoute toute particulière du voisin avec qui on va jouer ou chanter.

 

Lorsqu’il s’est fait l’un de nous, en son Fils Jésus, Dieu a dû se mettre au diapason de l’homme. Réglage délicat entre tous de ce Dieu qui veut pouvoir vibrer à toutes les situations que l’homme rencontre. La longue histoire qui a précédé la venue de Jésus est la longue histoire de cet accord si difficile à trouver toujours repris avec une patience infinie, même quand les hommes n’y accordaient aucune attention.

 

Il faut en effet que les uns et les autres se mettent au même diapason. Il faut que les hommes et Dieu s’alignent sur la même note. Qu’est-ce qui réunit ainsi l’humanité d’une part, Dieu d’autre part, pour exécuter la même partition ? Quelle est la portée musicale que laquelle ils peuvent inscrire leurs notes ? Quelle est la clef qui les ait lire de la même façon ? Ne serait-ce pas l’amour présent dans le cœur de Dieu, présent dans le cœur de l’home et qui traverse toute la partition ouverte depuis les siècles et qui s’écrit encore chaque jour ?

 

Certains ont pu dire que Dieu aurait pu se révéler en musique, langue plus universelle, souple, riche, généreuse. Cela n’a pas été le choix de Dieu. Il ne s’est pas mis à ce diapason-là pour nous dire qu’il nous aimait. Mais n’a-t-il pas fait de l’homme un véritable instrument de musique ?pour qu’il chante à son tour l’amour dont Dieu l’a comblé ?

 

Pour le dire avec du pain et du vin, il fallait un grand artiste. Le Fils de Dieu s’en est chargé. Nous en bénéficions encore aujourd’hui.